Pourquoi certains perroquets parlent-ils ?

Les perroquets sont des bavards qui semblent maîtriser notre langage. Mais comment font-ils ? Voici l’explication, Coco !

Une anatomie sophistiquée

Les perroquets possèdent une syrinx, qui est l’équivalent de notre larynx. Cet organe comporte trois paires de muscles et une membrane qui vibre au passage de l’air expiré et permet de produire un son. Les muscles, en faisant varier le resserrement de la syrinx, mettent la membrane en tension, ce qui module la fréquence et l’amplitude des sons émis. En plus, les perroquets sont dotés d’une langue souple, épaisse et molle qui bouge en tous sens, ce qui lui permet de modifier avec précision l’amplitude des sons. Enfin, l’ouverture du bec des perroquets est indépendante de la position de la langue. En fait, l’instrument vocal de ces beaux oiseaux fonctionne sur le même principe que le nôtre : du souffle, des vibrateurs, des résonateurs et des articulateurs, mais en plus sophistiqué ! 

Un cerveau singulier

Les perroquets ont un mécanisme cérébral particulier. Leur cerveau abrite 7 noyaux spécialisés dans l’apprentissage vocal comme celui des passereaux ou des colibris. La différence : le cerveau des perroquets est connecté de manière spécifique. C’est grâce à cette structure cérébrale que ces oiseaux arrivent à associer un mot ou un son à une action, une personne, un objet…

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Un jeu d’imitation

Dans la forêt parmi tous les bruits, le perroquet doit pouvoir distinguer le cri d’un ou d’une partenaire avec qui il passera quasiment toute sa vie. Cette ouïe exacerbée lui confèrerait son étonnante capacité d’imitation. Déjà dans son milieu naturel, cette capacité d’adaptation permet au perroquet de tromper ses prédateurs en reproduisant le cri d’un autre animal. Concernant les spécimens domestiqués, ils ne maîtrisent pas réellement le langage humain, ils l’imitent en associant des mots à des situations, des personnes, des couleurs, des formes, des matières, des émotions… Plus de 300 espèces de perroquets en sont capables et Alex, un perroquet du Gabon étudié par une chercheuse américaine est arrivé à retenir une centaine de mots en 30 ans d’existence.

Boiron